Après une année d’exercice, le Gouvernement Suminwa II entre dans une phase où l’exécution des décisions pèsera davantage que les annonces. L’exécutif met en avant la résilience économique, la stabilisation monétaire, les recettes minières et plusieurs réformes institutionnelles, mais l’écart entre les décisions prises et les résultats visibles reste au centre du débat public.
La crise sécuritaire dans l’Est continue d’absorber une part importante des ressources et de l’attention politique. Elle impose des dépenses militaires, perturbe les échanges commerciaux et aggrave les besoins humanitaires. Dans ce contexte, la coordination entre la Présidence, la Primature, les ministères régaliens et les provinces constitue une condition essentielle de l’efficacité de l’État.
Sur le plan économique, les autorités revendiquent une amélioration des grands indicateurs. Ces progrès doivent cependant se traduire par une réduction de la pression sur le pouvoir d’achat, une meilleure fourniture d’électricité, des routes praticables et des services publics accessibles. La population juge l’action gouvernementale à partir de ces effets concrets.
La mise en place de structures de suivi, notamment pour les accords économiques conclus avec les États-Unis, montre la volonté de mieux coordonner les engagements internationaux. Leur utilité dépendra de calendriers publics, de responsabilités clairement attribuées et d’indicateurs permettant de mesurer l’avancement des projets.
Le Gouvernement doit désormais publier régulièrement le taux d’exécution de ses principales décisions. Pour chaque engagement, les citoyens devraient pouvoir connaître le budget, l’autorité responsable, l’échéance et le résultat obtenu. Cette méthode renforcerait le contrôle parlementaire et réduirait la répétition d’annonces non suivies d’effets.
La deuxième année sera donc celle de la preuve. La stabilité institutionnelle ne produira de confiance que si elle accélère la réalisation des réformes et améliore effectivement la vie quotidienne dans les provinces comme à Kinshasa.
Rédaction Nzadinews

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