Une conférence internationale consacrée à la mesure et à la réduction des flux financiers illicites s'est ouverte le 22 septembre à Addis-Abeba. Organisée par la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique, elle se poursuit jusqu'au 24 septembre.
La rencontre clôt un projet qui a accompagné neuf pays pilotes d'Afrique, d'Asie-Pacifique, d'Amérique latine et de la région arabe. Les participants ont travaillé sur les méthodes statistiques, la coordination entre administrations et l'élaboration de réponses publiques fondées sur des données.
Les pays concernés ont mis en place des groupes techniques nationaux et produit des estimations préliminaires. La conférence doit comparer les résultats, identifier les limites des méthodes utilisées et discuter de la poursuite de ces efforts après la fin du projet.
Pour les économies africaines, les sorties illicites de capitaux réduisent les ressources disponibles pour les services publics et l'investissement. Leur mesure reste difficile car elles peuvent passer par la falsification des factures commerciales, l'évasion fiscale, la corruption ou des circuits criminels.
La RDC n'est pas présentée comme l'un des neuf pays pilotes dans le document de la conférence. Elle reste néanmoins concernée par le débat, notamment en raison du poids des industries extractives et des échanges transfrontaliers. Les enseignements d'Addis-Abeba pourraient nourrir les politiques de transparence, de contrôle douanier et de coopération fiscale.
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