Le dialogue national souhaité par Félix Tshisekedi reste au centre des échanges politiques, mais ses modalités ne font pas consensus. Les prises de position exprimées mercredi 16 septembre lors d’une rencontre organisée à Kinshasa dans le cadre de la commission Justice et Paix de la CENCO le montrent : l’accord sur la nécessité de parler ne règle pas la question des participants.
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, y a défendu l’orientation du chef de l’État. Il présente le dialogue comme un processus progressif, avec une participation élargie et des consultations en cours. Dans cette approche, la renonciation à la violence constitue une condition de participation.
Martin Fayulu défend une formule plus inclusive. Il estime nécessaire d’associer aux discussions les acteurs impliqués dans le conflit, au nom de la recherche d’une solution à la crise et de la préservation de l’unité du pays. Cette position est celle du responsable de l’opposition, pas un accord conclu avec le pouvoir.
Deux jours auparavant, le 14 septembre, Félix Tshisekedi avait réaffirmé devant les responsables des institutions sa volonté d’un cadre de concertation entre Congolais pour la paix et la cohésion nationale.
À l’Assemblée nationale, Aimé Boji a également défendu une limite : le dialogue ne doit pas récompenser le recours aux armes. Cette position, exprimée à l’ouverture de la session de septembre, illustre l’écart avec les demandes d’une participation plus large.
Pour Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, la confrontation des points de vue doit au contraire permettre de dégager des compromis. L’institution catholique entend maintenir cet espace d’échange. Le panel n’a toutefois fixé ni date d’ouverture du dialogue ni accord définitif sur ses participants.
Publication : 18 septembre 2026 à 22 h, heure de Kinshasa.
Redaction Nzadinews.net
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